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Trump affiche sa complicité avec "MBS", nouvel homme fort de Ryad
G
20 mars 2018 23:04
Donald Trump a loué mardi à la Maison Blanche sa "grande amitié" avec le jeune prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, sans évoquer à aucun moment devant les caméras les points de friction avec le royaume sunnite, du Yémen au Qatar.

"La relation n'a probablement jamais été aussi bonne, nous nous comprenons l'un l'autre", a lancé le président américain, 71 ans, en recevant le nouvel homme fort du premier exportateur mondial de pétrole, 32 ans.

Déployant devant les journalistes présents dans le Bureau ovale de grands panneaux résumant, photos à l'appui, les ventes d'équipements militaires des Etats-Unis à l'Arabie saoudite, il a longuement insisté sur l'impact de ces dernières sur l'économie américaine.

"L'Arabie saoudite est un pays très riche et vous allez j'espère donner une part de cette richesse aux Etats-Unis sous la forme d'emplois et d'achats du meilleur matériel militaire qui soit au monde", a-t-il déclaré.

Avec ce passage dans le Bureau ovale, "MBS", nommé prince héritier en juin 2017 par son père le roi Salmane, entame une vaste offensive de charme qui le mènera à travers les Etats-Unis, d'Est en Ouest, pendant près de trois semaines.

Dans une longue interview accordée à CBS diffusée juste avant son arrivée, il a peint une image idyllique d'un royaume en profonde transformation, attaché à l'égalité homme-femme, le respect des droits de l'homme ou encore le règne de la loi.

Mais la purge anti-corruption dans laquelle plusieurs princes du royaume ont été retenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Ryad a suscité de réelles interrogations --dans le monde diplomatique comme économique-- sur la façon dont le futur roi assoit son pouvoir.

"Il y a beaucoup de questions sur l'impact des détentions du Ritz sur la confiance des investisseurs", souligne Lori Plotkin Boghardt, ancienne analyste de la CIA qui travaille aujourd'hui au Washington Institute for Near East Policy.

- Aide à la coalition saoudienne au Yémen -

La politique étrangère du prince héritier suscite aussi des crispations à Washington.
Mettant en relief "la fascination" du magnat de l'immobilier pour les Saoudiens, les anciens diplomates Aaron David Miller et Richard Sokolsky ont exhorté ce dernier à la vigilance et l'exigence, dans un tribune publiée dans USA Today.

"Nous devrions saluer les réformes que MBS promet pour la société saoudienne (...) mais nous ne devons pas être envoûtés par un roi en devenir dont les choix politiques très tranchés ne sont pas toujours alignés avec les nôtres", soulignent-ils.

Le sommet que Washington espère organiser cette année à Camp David avec les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pourrait s'avérer difficile à concrétiser en l'absence de sortie de crise avec le Qatar.

La sanglante guerre civile au Yémen est un point de tension. Les combats entre les forces gouvernementales, appuyées par l'Arabie saoudite, et les Houthis, soutenus par l'Iran, ont fait près de 10.000 morts et mis le pays au bord de la famine.

A Washington, le Sénat américain a rejeté mardi après-midi une résolution qui visait à mettre fin à l'assistance militaire des Etats-Unis à la coalition menée par Ryad.

L'initiative, réclamée par trois sénateurs de la majorité et de l'opposition unis pour l'occasion, aurait déclaré le soutien militaire américain à la coalition illégal, et conduit à son arrêt, en cas d'adoption similaire par la Chambre des représentants.

Mais les sénateurs l'ont rejetée, par 55 voix contre 44, certains estimant la tentative bâclée tandis que d'autres jugeaient indispensable de continuer à soutenir l'Arabie saoudite face aux ambitions de Téhéran.

Seule allusion aux tensions passées avec l'Arabie saoudite, M. Trump a martelé que les Etats-Unis avaient une "tolérance zéro sur le financement du terrorisme". "Ce ne sera pas autorisé. C'est terminé", a-t-il martelé.

Quinze des 19 auteurs des attentats du 11-Septembre étaient Saoudiens.

Après Washington, MBS se rendra à Boston puis à New York à la rencontre des milieux financiers. Il s'entretiendra aussi avec le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Il est ensuite attendu à partir du 30 mars sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Los Angeles et San Francisco, auprès des géants des nouvelles technologies comme Google et Apple, du divertissement mais aussi de la défense comme Lockheed Martin. Il se rendra aussi à Seattle, berceau d'Amazon, et enfin, le 7 avril, à Houston à la rencontre de l'industrie pétrolière.

Sources : Romandie
G
20 mars 2018 23:07
Deux semaines de visite pour un prince heritier devenu successeur potentiel dans son pays. Ici Trump ne fait qu'affaires c'est tout le reste c'est du bruit d'où faire entendre ce que veut MBS : diaboliser l'ennemi iranien.
21 mars 2018 01:50
Salaam

Ce chien de la casse et ses semblables vont payer pour ce qu'ils ont fait subir au peuple yémenite.
l
21 mars 2018 06:36
Ils ne paieront rien du tout.
Citation
Northern a écrit:
Salaam

Ce chien de la casse et ses semblables vont payer pour ce qu'ils ont fait subir au peuple yémenite.
21 mars 2018 06:45
Bon t'es copine avec Louisa donc je vais pas te plomber, parce que là...you're pissing me off


Citation
louloutedelest a écrit:
Ils ne paieront rien du tout.
G
21 mars 2018 08:32
Pourquoi ils ne paieront pas ? MBS et son père qui oppriment le peuple Yemenite , je me demande pourquoi ils se conduisent en Tyran ? Comment peuvent t-ils prier tous les jours en ayant dans la conscience la mort des milliers de Yemenites , les orphelins qui continuent à souffrir de famine , de maladie etc.... Sont t-ils conscients ? Si un dirigeant kouffar faisait cela , le monde musulman on aurait entendu tout. Ils paieront certainement au jugement dernier , donc ils paieront.
Citation
louloutedelest a écrit:
Ils ne paieront rien du tout.
G
21 mars 2018 08:55
Je ne sais qu'est ce qui est reservé au jugement dernier aux dirigeants musulmans qui mentent en connaissance de cause , Dans sa diatribe contre l'Iran , MBS dans un entretien avant de s'envoler pour les USA

Dans l'entretien accordé à la chaîne américaine CBS, le prince Mohammed ben Salman a accusé l'Iran d'avoir recruté certains des Saoudiens qui ont participé aux attaques du 11 septembre à New York dans le but «de provoquer une rupture entre le Proche-Orient et l'Occident, entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis d'Amérique».
21 mars 2018 14:08
lol, il montre au monde comment il dresse bien sont chien oui.
 
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